Le permis de conduire nouvelle génération va faire son arrivée en janvier 2013. Jeudi, le ministère de l'Intérieur a présenté les mesures qui iront de pair avec l'apparition de ce nouveau document. Tour d'horizon de ce qui va concrètement changer.
• La forme. Le permis de conduire ne se présentera plus sous la forme d'un document papier mais d'une carte à puce biométrique, semblable à une carte bancaire. Outre les informations concernant l'identité du conducteur et ses coordonnées, il contiendra également les empreintes digitales du conducteur. La puce permettra à l'usager de régler ses éventuelles amendes par internet ou de se connecter sur le site du ministère de l'Intérieur pour, par exemple, consulter son solde de points. En cas de contrôle, la police n'aura plus qu'à introduire la carte dans des lecteurs placés dans ses véhicules pour s'assurer de la validité du document et disposer de l'historique du conducteur. Ainsi, les PV ne risqueront plus, a priori, de se perdre et de s'oublier y compris si vous êtes verbalisés dans les autres pays de l'Union Européenne.
• Pourquoi ces changements ? Ces modifications découlent d'une règlementation européenne de décembre 2006 visant à l'harmonisation du permis de conduire. Le permis à puce est créé afin de mieux lutter contre la fraude documentaire. L'apparition de ce permis européen doit également garantir la libre circulation des personnes. Enfin, la sécurité routière devrait bénéficier de ce nouveau document qui empêchera la circulation de faux permis comme celle des personnes qui ne disposent plus de points. Des mesures qui permettront de limiter la présence d'automobilistes dangereux sur les routes.
• Le renouvellement. Le permis devra désormais être renouvelé tous les quinze ans, sans examen, comme cela se fait pour les papiers d'identité. Les permis C (poids lourds) et D (transports en commun) devront être renouvelés tous les cinq ans. Pour ce faire, l'automobiliste devra s'acquitter au minimum des frais d'envoi du nouveau permis. Le ministère de l'Intérieur n'a pour le moment pas décidé si le document lui-même serait facturé.
• Que faire de son ancien permis ? Les titulaires d'un permis de conduire antérieur au 19 janvier 2013 devront l'échanger avant 2033. Une période de longue durée pour remplacer les quelque 40 millions de permis roses en circulation.
• Apparition de nouveaux permis deux-roues. Si le permis A1, pour les motos 125cm3 et moins, restera accessible dès 16 ans, un permis A2, pour les motos entre 125cm3 et 600cm3, va faire son apparition et sera accessible dès 18 ans. Après deux ans, le titulaire de ce permis pourra accéder au permis A, qui concerne toutes les motos, sous réserve d'une formation de sept heures. Le permis A sera directement accessible à partir de l'âge de 24 ans. Un permis AM, destiné aux 50cm3, fera également son apparition. Accessible dès 14 ans, il faudra réussir une épreuve de code de la route et suivre une formation de sept heures en école de conduite pour l'obtenir.
Source : http://www.yabiladi.com/articles/details/6580/melilla-nouvelle-ligne-maritime-concurrencera.html
Les autorités portuaires de Melilla envisagent de lancer prochainement une liaison maritime entre cette enclave et le port de Sète (sud de la France). Le Port de Melilla viendra ainsi concurrencer son voisin rifain de Nador, lui aussi relié au port français.
D’après plusieurs médias espagnols, les autorités portuaires de l’enclave de Melilla vont très prochainement proposer à l’Union Européenne un projet « d’autoroute maritime ». Elle reliera Melilla à Sète (Sud de la France), via Carthagène (Sud de l’Espagne).
La future ligne ambitionne de drainer une partie des véhicules qui transitent par l’Espagne, à destination du Maroc. Ces derniers traversent généralement la péninsule jusqu’aux ports andalous de Malaga, Almeria, et Algésiras, où ils empruntent ensuite le ferry pour rallier le Maroc. Une ligne relie déjà les ports de Carthagène et de Sète. Les Espagnols entendent à présent exploiter le créneau entre le sud de la France et le nord du Maroc.
Le port de Nador concurrencé
Le port de Melilla rejoindra, grâce à sa liaison avec Sète, deux ports marocains : Tanger, mais surtout Nador, ville voisine. Les autorités portuaires de l’enclave ambitionnent de rendre la ligne Melilla-Sète plus attractive grâce à des prix plus compétitifs. Arturo Esteban, président de l’Autorité portuaire de Melilla, envisage ainsi d’obtenir une subvention de l’Union européenne, dans le cadre du Programme Marco Polo II. Reste à savoir si cela est possible, car il s’agit là d’une initiative qui vise à augmenter la part du transport maritime et ferroviaire dans le cadre du transport international de marchandises. Le projet sera présenté en septembre.
La future ligne Sète-Melilla verra intervenir l’une des plus importantes compagnies maritime du monde, les Estoniens de Tallink. Cette compagnie viendra grignoter une partie de la clientèle de la Compagnie maritime de Navigation (Comanav), qui opère sur la ligne Sète-Nador.
L'ouverture de la ligne Melilla-Sète permettra surtout à l’enclave de rattraper un peu son retard sur Nador dans le transit de personnes et de véhicules, sur le détroit de Gibraltar. En effet, les parts de trafic de passagers et de véhicules sont plus importants pour Nador que pour Melilla. Pour l’Opération de la traversée du détroit 2011 (OPE 2011), au 11 août 2011, Nador a vu transiter par son port 253 601 passagers (16,1%), et 54 571 véhicules (13,1%). Melilla pour sa part, a eu 144 699 passagers (9%) et 24 946 véhicules (6%).
De même, lors des OPE de 2008 à 2010, le port de Nador a reçu en moyenne 8% des passagers et 7% des véhicules, alors que Melilla a attiré 3,7% des passagers et 2,3% des véhicules. Le port de Nador n’est pourtant relié qu’à Almeria, alors que celui de Melilla est en plus relié à Malaga. Une nouvelle ligne maritime serait donc bien venue pour les recettes du port de l’enclave. Reste maintenant à savoir si cette idée inspirera également les autorités portuaires de Ceuta, l’autre enclave du nord du Maroc, qui subit de plein fouet la concurrence de Tanger.
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